Refonte du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre : quels changements en pratique ?
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Une ordonnance relative à la partie législative du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre a été prise le 28 décembre dernier. Cette ordonnance a pour but de codifier, à droit constant, certaines dispositions qui se trouvaient en dehors du code alors qu’elles avaient vocation à y être intégrées. Une refonte du code a donc été opérée par le Gouvernement mais la question est de savoir si des changements ont été opérés lors de celle-ci, notamment concernant la partie relative aux mentions à l’état civil et aux sépultures (livre V).
Selon le rapport joint à cette ordonnance, la refonte a notamment pour objectifs de permettre une simplification et une clarification de ce code notamment concernant une meilleure lisibilité du droit à réparation contemporain concernant notamment les victimes du terrorisme ; de permettre la suppression de certaines dispositions qui régissent des situations devenues obsolètes ou en voie de le devenir ; de mieux respecter la répartition entre loi et règlement (par le biais de déclassements ou reclassements limités) ; de modifier les dispositions qui ne seraient plus conformes à l’état actuel du droit.
Ce même rapport présente également les dispositions comprises dans le livre V (et dans les autres livres mais nous les écartons volontairement ici). Le titre Ier de ce livre traite des mentions « mort pour la France » et « mort pour le service de la Nation ». En outre, les dispositions concernant les actes et jugements déclaratifs de décès des personnes mortes en déportations (issues de la loi n° 85-528 du 15 mai 1985) sont également intégrées ici. Le titre II concerne, quant à lui, les sépultures de guerre et les procédures de restitution des corps. Il est alors précisé que « la rédaction des dispositions relatives aux sépultures n’exigeait pas de modification en profondeur sinon des modifications de références à des textes extérieurs au CPMIVG, aux fins d’actualisation ». Par ailleurs, (...) « la dénomination des lieux de sépulture des militaires a été modifiée, le terme "nécropoles" remplaçant le terme "cimetières nationaux" ».